Les Goudes (Marseille) — Guide des criques sauvages, plongée et itinéraires photo

Tout au sud de Marseille, il existe un quartier singulier, presque secret, que certains décrivent comme une parenthèse dans l’agitation méditerranéenne. Les Goudes, à la lisière du Parc national des Calanques, se sont forgé une réputation auprès des amoureux de paysages bruts, des passionnés de plongée, des sportifs et des photographes en quête de lumière. Dans ce guide, il s’agit de dévoiler les facettes d’un village resté fidèle à son âme de pêcheur, d’explorer ses criques peu fréquentées, d’énumérer les activités phares, et de parcourir les adresses recommandées pour savourer la cuisine locale ou passer la nuit, histoire de prolonger l’expérience jusqu’au petit matin.

Un village au charme intemporel aux portes des calanques

Qu’est-ce qui fait que Les Goudes restent ancrées dans la mémoire de ses visiteurs ? Difficile à dire en une seule formule, car ici, tout tient à une succession de détails subtils. Dans ses petites ruelles, on croise des façades blanche et bleues, des barques tirées hors de l’eau et, parfois à l’ombre, des joueurs de cartes. Il ne s’agit pas d’un décor figé mais plutôt d’un tableau vivant. On sent tout de suite le décalage : l’effervescence du centre de Marseille paraît bien loin. À midi, les terrasses se remplissent lentement, baignées de soleil, et il n’est pas rare d’engager la conversation avec les habitants, prompts à partager leurs anecdotes ou conseils sur la meilleure crique pour observer un coucher de soleil.

Ce petit port, sans prétention, s’est construit autour du lien à la mer. Dès l’arrivée, la vue sur le relief escarpé du Parc national, parsemé de pinèdes, impose une atmosphère singulière : ici, la nature n’a jamais vraiment cédé. Pour élargir la découverte le temps d’une journée ou plus, il peut être pertinent d’envisager une virée du côté de Cassis, sur le bord de mer. Là-bas, un autre village et d’autres criques attendent, chacun avec sa personnalité mais le même goût du large.

Comment accéder à ce joyau marseillais ?

Pour atteindre Les Goudes, il ne faut pas s’attendre à un accès direct comme on en trouve ailleurs à Marseille. L’aventure débute souvent avant même d’avoir posé un pied dans le village. Les routes prises d’assaut en été, tournent et grimpent entre falaises et pinèdes. Prendre de l’avance, venir tôt, évite autant que possible le casse-tête du stationnement.

  • En voiture : Possibilité d’accéder jusque dans le village et de s’approcher au plus près des sentiers, mais attention, les places partent rapidement.
  • En transports en commun : Le bus n°20 relie le centre-ville aux Goudes, sans détour, donnant l’occasion de profiter du paysage.
  • En vélo : Les cyclistes chevronnés tirent avantage des routes vallonnées ; le défi physique en vaut la chandelle et permet d’éviter toute préoccupation liée au stationnement.

À prendre en compte : en saison estivale, la circulation est souvent dense et les parkings situés aux abords du village sont pris d’assaut. De nombreux habitués préfèrent le bus ou le vélo. Ceux ayant tenté la voiture à une mauvaise heure confient parfois un retour interrompu ou bien long, faute de place. La solution idéale ? Adapter horaires et moyens de transport à la fréquentation prévue. Malgré ces petites complexités, la sensation d’éloignement et l’arrivée au port apportent toujours leur lot de satisfaction.

Les criques sauvages des Goudes : un trésor naturel à explorer

Les véritables trésors des Goudes résident dans ses criques, lesquelles requièrent parfois un brin d’effort pour être atteintes. Chacun y va de son astuce pour les approcher. Les randonneurs aguerris apprécient le chemin qui mène à la calanque de la Mounine, réputée confidentielle. Plus à l’est, la crique de l’Escu répond à ceux cherchant à échapper à la foule. Ces petits bouts de Méditerranée offrent une baignade hors du temps sous la protection de falaises crayeuses.

Il convient toutefois de préparer la sortie. Chaussures adaptées, eau en quantité suffisante, et carte ou application de randonnée : autant d’éléments à ne pas négliger. Plusieurs visiteurs racontent avoir sous-estimé la longueur du chemin ou la difficulté d’une descente. Les erreurs sont monnaie courante : une famille venue avec de jeunes enfants a, par exemple, préféré rebrousser chemin avant d’atteindre la plage lorsqu’elle a compris que les sentiers surplombaient de petits à-pics. De telles expériences rappellent à tout un chacun que s’aventurer dans ces lieux sains et sauvages, demande une organisation minimale, et peut s’avérer délicat si on ne prend pas le temps d’anticiper.

Plongée sous-marine : l’univers marin accessible à tous

Autre fierté des Goudes : la plongée. Cette discipline occupe une place de choix parmi les activités proposées sur place. Les fonds marins regorgent de de surprises : gorgones, mérous, bancs de sars glissant entre les rochers, et même les vestiges de quelques épaves, témoins silencieux d’un autre temps. Pas besoin d’être initié. Plusieurs écoles ou clubs proposent des baptêmes et encadrent les débutants, rassurant les plus hésitants. Les plongeurs confirmés, eux, trouvent l’occasion d’explorer des sites – parfois signalés, parfois à découvrir avec l’aide des locaux – d’une grande richesse biologique.

L’un des conseils souvent répétés est de prévoir une combinaison, même durant l’été. En effet, la mer, transparente et invitante, peut être fraîche. Prendre ce petit détail à la légère aboutit toujours au même résultat : écourter la plongée ou ressortir frigorifié. Enfin, il est indispensable de respecter les règles de sécurité, y compris celle de ne jamais plonger seul, conseil que la plupart des habitués rappellent volontiers aux visiteurs de passage.

Entre photographie et contemplation : saisir les instants magiques

On croise fréquemment des photographes amateurs ou professionnels tout au long des chemins, levant leur objectif pour capter la lumière du large ou les reflets changeants sur la roche. Les Goudes offrent en effet plusieurs « spots » remarquables. La calanque de Callelongue, entre autres, dévoile des perspectives saisissantes, tandis que le sommet du rocher Saint-Michel est fréquemment investi par ceux qui aiment dominer l’horizon au lever du soleil.

Preuve de l’attrait visuel du quartier : un photographe marseillais, passionné de nature, partageait récemment comment il s’était retrouvé à attendre près d’une heure, immobile, sur les hauteurs, afin de saisir un rayon doré sur la façade d’une vieille cabane de pêche. Son cliché, simple mais parlant, a circulé sur les réseaux, déclenchant des centaines de commentaires émus. C’est là tout l’esprit du lieu : chercher, patienter, observer, pour revenir avec quelques images rares et précieuses.

Restaurants et saveurs locales à découvrir sur le port

Passer une journée aux Goudes sans s’attarder autour d’une table, ce serait passer à côté d’un vrai plaisir. Plusieurs établissements, pour ne pas dire institutions, régalent depuis des décennies habitants et voyageurs. Les spécialités marseillaises restent à portée de main, du poisson grillé à la bouillabaisse, préparés avec la pêche du jour. Parmi les adresses à retenir, deux reviennent souvent dans les discussions : « Le Château » et « Chez Paul ». Ceux qui y ont goûté évoquent un poisson fondant, relevé de quelques herbes, servi sur une terrasse proche de la mer.

Restaurant Spécialité Astuce
Le Château Bouillabaisse traditionnelle Mieux vaut réserver pour une place en terrasse, surtout l’été.
Chez Paul Poisson du jour Demander une table près des fenêtres pour profiter de la vue sur le port.

Un retour d’expérience revient régulièrement à propos des établissements locaux. Tandis que certains découvrent chaque saison de nouvelles tables, d’autres reviennent toujours à leur premier coup de cœur, convaincus que le goût du « vrai » poisson et la convivialité du village s’associent au fil des années. Le service y est généralement bienveillant, et l’atmosphère décontractée, propice à la détente.

Se loger aux Goudes : expériences et bons plans

Le charme réside aussi dans les hébergements à taille humaine que l’on trouve sur place. Quelques chambres d’hôtes ouvertes toute l’année donnent l’impression de séjourner chez des amis. Le quartier propose également plusieurs locations de vacances en Airbnb, pour ceux préférant la discrétion. Il existe bien quelques hôtels modestes, mais la rareté de ces logements invite parfois à réserver bien à l’avance : de nombreux voyageurs racontent s’être fait surprendre par l’affluence pendant la belle saison. Bien que Marseille centre présente une gamme bien plus large, rester dormir sur place prolonge le plaisir et permet de profiter d’une soirée tranquille après le départ des visiteurs éphémères.

Les familles racontent souvent que c’est à la tombée de la nuit, alors que le calme revient, que l’on goûte le mieux ce que Les Goudes ont à offrir : les senteurs marines, la lumière rasante sur les façades, le clapotis de l’eau et, parfois, la conversation animée d’un groupe d’habitués. C’est alors, loin du bruit, que l’on comprend pourquoi certains s’y sentent chez eux dès la première nuit.

Nombreuses activités en plein air pour imaginer chaque séjour différemment

Impossible de parler des Goudes sans mentionner les différentes activités proposées aux promeneurs comme aux sportifs. Les randonnées, bien entendu, mènent sur des sentiers offrant des points de vue remarquables. Certains choisissent plutôt le kayak pour découvrir le littoral et approcher les criques discrètes par la mer. On aperçoit parfois des grimpeurs sur les falaises, profitant du calcaire clair pour s’offrir des points de vue improbables. Même ceux qui préfèrent la détente trouvent leur compte sur les terrasses ou dans le petit port, entre deux balades.

Pour ceux qui aiment la diversité, partir à la rencontre du Parc national, observer la flore et la faune, et revenir savourer un plat typique font de la journée un assemblage de petits plaisirs. Quelques visiteurs, surpris par la douceur des soirées, reviennent régulièrement, convaincus que chaque passage dévoile un pan nouveau du quartier.

FAQ :

  • Quel est le meilleur moment pour une visite ? Le printemps et l’automne associent climat doux et tranquillité, évitant la foule estivale.
  • Une sortie familiale est-elle envisageable ? Le cœur du village et le port accueillent petits et grands, mais certaines criques peuvent présenter des difficultés d’accès pour les jeunes enfants ou personnes à mobilité réduite.
  • Y a-t-il un intérêt à venir sans voiture ? La plupart des parcours se profitent aussi à pied, en bus ou à vélo. C’est même une solution appréciée lors des fortes affluences ou du manque de places de stationnement.
  • Les restaurants sont-ils ouverts toute l’année ? Beaucoup restent accessibles toute l’année, mais il est conseillé de vérifier et de réserver à l’avance lors de la basse saison ou les jours fériés.
  • Quelles activités originales à tenter outre la baignade ? La plongée, la pêche, la découverte botanique, ou encore la photographie sont fortement recommandées. Les sportifs peuvent également s’essayer à la randonnée ou à l’escalade sur les reliefs alentour.

Sources :

  • parc-calanques.fr
  • marseille-tourisme.com
  • retours d’expérience de visiteurs et habitants publiés sur forums voyageurs
  • témoignages recueillis auprès de commerçants locaux
  • documents du comité régional du tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur